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Dossier naturopathie : la dépendance au sucre

Par 13 décembre 2022mai 9th, 2024Aucun commentaire

Le sucre, ses méfaits et les solutions en naturopathie

Le sucre pose de nombreux problèmes de santé, autant qu’il est nécessaire à notre métabolisme. Effectivement, ce nutriment est le premier carburant des cellules, et notamment de nos cellules nerveuses. mais l’excès de sucre amène à de nombreux troubles métaboliques, allant du diabète à l’excès de cholestérol et de triglycérides, en passant par l’obésité.

Cela peut aussi provoquer des troubles cardiovasculaires graves. Tout repose sur l’adéquation entre la consommation de ce produit et sa combustion au niveau de nos cellules. Mais la qualité des sucres consommés est également essentielle. Les sucres rapides sont plus nocifs que les sucres lents.

Qu’est ce que le sucre ?

On appelle couramment sucre, le saccharose et le glucose, deux sucres simples que notre organisme absorbe rapidement au niveau intestinal. Le saccharose lui même comprend une molécule de glucose et une molécule de fructose. Lorsqu’on consomme ces sucres dit rapides en dehors des repas, ils provoquent une montée brutale de glycémie, qui est le taux de glucose dans le sang. Cela provoque une hypersécrétion d’insuline.

La réponse insulinique très forte entraine alors une baisse de glycémie brutale, pouvant amener à une petit hypoglycémie. Alors la personne concernée connait une envie de glucides rapides, et se remet à consommer des produits sucrés. S’installe alors une dépendance à ce produit, qui est autant émotionnelle que physiologique. Cela peut favoriser aussi le diabète.

Le glucide peut être une grosse molécule, comme l’amidon, composé d’un enchainement de nombreuses molécules de glucose. Lorsqu’on en consomme, cet amidon est digéré lentement, d’où cette appellation de glucide lent. Il restitue alors le glucose progressivement, ce qui entraine un pic glycémique moins brutal. Les index glycémiques des amidons sont donc plus faibles que les sucres rapides.

Cependant, les sucres apportés doivent être comburés par notre organisme, et si nous apportons plus de glucose que nous n’en avons besoin, alors nous ne dépensons pas toutes les calories absorbées. Et alors nous les stockons dans les adipocytes ou alors nous fabriquons du cholestérol.

Les excès caloriques peuvent aussi amener à de l’acidité du terrain, par production d’acide pyruvique. Or les pyruvates peuvent engendrer des troubles articulaires. Cette acidité est également favorable aux infections bactériennes et aux mycoses.

Comme vous le voyez, les excès glucidiques ont des conséquences multiples sur la santé.

Peut-on supprimer le sucre ?

Depuis le début des années 60, la consommation de sucre voisine les 33 kilos par an et par habitant. On peut se demander, étant donné qu’il cause de nombreuses maladies de civilisation, si on peut supprimer ce produit de son régime alimentaire. Cette attitude extrême est dangereuse en fait, car le glucose, comme nous l’avons dit, est nécessaire à nos cellules. Le cerveau, par exemple, est un très gros consommateur de glucose. Une hypoglycémie sévère peut conduire au coma diabétique et à la mort.

Il s’agit donc de réduire les sucres, sans les supprimer. En revanche, ce que vous pouvez quasi supprimer, ce sont les sucres rapides. Vous ne consommerez alors que des sucres lents, comme les céréales semi-complètes (blé, seigle, orge, avoine, quinoa, maïs, millet, riz, etc.) et les féculents (pomme de terre, châtaigne, banane, etc.).

Comment réguler la glycémie ?

Il existe de nombreuses plantes et autres compléments alimentaires qui permettent de réguler la glycémie et donc également les envies physiologiques de glucose.

Ce sont souvent également des produits amincissants.

  • L’extrait de bourgeons de myrtille et l’extrait de bourgeons de mûrier : Voici deux hypoglycémiants utiles pour favoriser l’absorption du glucose par nos cellules. Ils sont intéressant chez les terrains diabétiques, en complément du suivi médical classique. Vous pouvez en prendre 15 gouttes le matin à jeun avec un verre d’eau.
  • Le zinc et le chrome : Le zinc fait partie de la composition de l’insuline, indispensable pour réguler la glycémie. Le chrome, lui, est un oligoélément utile chez les personnes en surpoids, et permet aussi de limiter la glycémie et de maitriser le taux de cholestérol. Ces deux oligoéléments font partie de traitements classiques pour maitriser la glycémie. Ils sont d’ailleurs associé dans ce produit de chez Catalyons. On les prendra à raison d’un bouchon le matin à jeun dans un peu d’eau.
  • Les champignons pleurote et shiitaké sont deux produits qui agissent un peu comme le chrome, à la fois comme amincissant, hypoglycémiants et régulateurs du cholestérol. On les prend à raison d’une cuillère café le matin à jeun dans un peu d’eau.
  • Le Phytotriplex pancréas, qui contient la myrtille, l’aubier de tilleul et de l’eau florale de sarriette. Cette dernière favorise la combustion du glucose dans les muscles tandis que les deux autres plantes sont hypoglycémiantes.
  • Le gurmar, ou gymnema sylvestris, est une plante ayurvédique qui désactive temporairement la saveur sucrée au niveau de nos papilles gustatives. A chaque prise du produit, cette désactivation dure généralement deux à trois heures, ce qui suffit à limiter les envies de sucre. On peut la conseiller aussi en combinaison avec les traitements par les fleurs de Bach, pour mieux maitriser l’addiction au sucre.

La cause émotionnelle de la consommation de produits sucrés

Le glucose possède une image de douceur qui rappelle la douceur maternelle. Et donc la consommation de sucre répond souvent à un manque affectif, à un sentiment d’abandon ou à une hyper émotivité.

Parfois, la personne concernée cherche à se faire des cadeaux de la vie en consommant des produits sucrés. Elle peut avoir subi des contrariétés ou être plongée dans la rancœur ou l’amertume.

Il faudra une prise en charge psychologique, par exemple, la pratique de la sophrologie ou de l’hypnose peut être utile pour se détacher de cette consommation sucrée.

Vous pouvez compléter ces traitements avec avec des élixirs de fleurs de Bach :

L’étoile de Bethléem est l’élixir de l’hyper émotivité.

Le châtaignier est un élixir utile en cas de sentiment d’abandon.

En cas de rancœur ou d’amertume, vous pouvez prendre le saule et la pyrole à une fleur.

Chez les personnes souvent contrariées, il est utile de prendre la chicorée.

Ces élixirs floraux sont à prendre à raison de trois gouttes au lever et au coucher pur dans la bouche.

Et côté alimentation ?

Comme nous l’avons indiqué, il est nécessaire de réduire les calories dans votre alimentation.

Tout d’abord, il faudra proscrire le grignotage entre les repas, surtout d’aliments sucrés, y compris de fruits secs. Ensuite, limitez considérablement les sucres rapides. vérifiez d’ailleurs sur les étiquettes des plats ou produits préparés que vous achetez. Souvent les fabricants ajoutent du glucose ou du saccharose un peu partout. On en retrouve dans des pâtés, des terrines, des mousses de poisson, des potages, des saucissons, des plats en sauce, et bien évidemment dans de nombreuses préparations à base de sirop, à fort indice glycémique.

Il est d’ailleurs préférable de cuisiner soi même le plus possible. Pour cela, vous pouvez vous procurer le logiciel A Table, qui permet de faire des recettes simples et faciles, qui peuvent adaptés aux diabétiques par exemple.

Il existe des aliments hypoglycémiants, y compris des aliments qui apportent des sucres lents. nous citerons par exemple la pomme de terre et l’avoine. par ailleurs, le topinambour, les crosnes, le cœur d’artichaut et les salsifis apportent de l’inuline, un sucre riche en fructose. L’inuline est assimilable modérément, mais en produisant du fructose, il est bien toléré par le diabétique.

Bien évidemment, les brûleurs de calories comme l’ananas, les algues marines, les champignons ou encore le thé vert seront tout à fait utiles pour comburer l’excès de sucre.

Et citons encore quelques hypoglycémiants tels que la myrtille, la goyave, la poire, le romarin ou la sarriette.

En revanche, vous éviterez les sucres rapides ou la châtaigne, dont l’index glycémique est trop élevé.

Alain Tardif

Alain Tardif est naturopathe depuis 1996, titulaire d’un doctorat (Ph. D) en médecine alternative et complémentaire de l’université de Moscou.

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